5 %, oui — mais 5 % de quoi ?
Lorsque vous voyez :
5 %
sur un cosmétique, le chiffre semble particulièrement précis.
Mais il manque encore l’information la plus importante :
5 % de quoi ?
Il peut s’agir de :
- 5 % d’une molécule relativement pure ;
- 5 % d’une solution contenant cette molécule ;
- 5 % d’une matière première commerciale ;
- 5 % d’un extrait végétal ;
- ou 5 % d’un complexe composé de plusieurs ingrédients.
Ces situations peuvent produire des quantités finales très différentes de la substance qui vous intéresse.
Imaginons une matière première contenant :
20 % de composé X
et :
80 % de support.
Si cette matière première représente 5 % du produit fini, la teneur théorique en composé X est :
5 % × 20 % = 1 %.
Ce n’est donc pas un produit à 5 % de X.
C’est un produit contenant 5 % d’une matière première qui, elle-même, contient 20 % de X.
Un même « 5 % » peut décrire des choses très différentes
Le chiffre est précis. Encore faut-il savoir ce qu’il quantifie.
Molécule elle-même
C’est la lecture la plus directe : le pourcentage désigne bien la molécule mise en avant.
Mélange contenant l’actif
Ici, les 5 % correspondent à la matière première complète, pas à 5 % de X.
EXEMPLE FICTIFExtrait végétal
Le pourcentage décrit l’extrait. Il ne révèle pas automatiquement la teneur d’une molécule précise qu’il contient.
Mélange de plusieurs composants
Les 5 % quantifient le mélange complet. Ils ne signifient ni 5 % de chaque composant, ni 5 % de celui mis en avant.
Pour comparer deux concentrations, commencez par vérifier ce que le chiffre représente réellement.
Molécule · extrait · solution · matière première · complexe
Molécule mère · dérivé · ester · sel · standardisation
pH · solubilité · véhicule · stabilité
Quantité · surface · fréquence · temps de contact
Dose étudiée · dose-réponse · bénéfice · tolérance
Un pourcentage mesure une quantité. Pas une puissance.
Les exemples de matière première sont fictifs et servent uniquement à illustrer la logique de calcul.
Matière première, extrait, complexe ou molécule pure
Cette différence devient particulièrement importante avec les extraits végétaux.
Prenons :
1 % d’extrait de racine de gingembre.
Cela ne signifie pas :
1 % de 6-gingérol.
Pour connaître la teneur réelle en 6-gingérol, il faudrait notamment connaître la composition et éventuellement la standardisation de la matière première.
Deux extraits portant un nom botanique comparable peuvent différer par :
- leur procédé d’extraction ;
- leur solvant ;
- leur teneur en certaines molécules ;
- leur standardisation ;
- leur support.
Même logique pour un « complexe à 10 % ».
Le chiffre peut tout à fait être exact : 10 % du mélange commercial ont réellement été incorporés.
Mais si ce complexe contient cinq substances différentes, cela ne signifie ni :
10 % de chacune
ni :
10 % de celle mise en avant en plus gros sur l’emballage.
Le dénominateur compte autant que le chiffre.
Deux formes chimiques au même pourcentage ne sont pas forcément comparables
Un pourcentage est une mesure de masse ou de quantité.
Ce n’est pas une unité universelle d’activité biologique.
Par exemple :
0,3 % de rétinol
et :
0,3 % de rétinyl palmitate
ne décrivent pas la même molécule.
Même chose pour :
acide ascorbique
et
ascorbyl glucoside.
Le dérivé peut avoir :
- une masse moléculaire différente ;
- une stabilité différente ;
- un comportement différent dans la formule ;
- une conversion biologique nécessaire avant d’atteindre la forme d’intérêt.
On ne peut donc pas fabriquer soi-même des équivalences du type :
1 % de dérivé = X % de molécule d’origine
sans données permettant réellement cette conversion.
Pourquoi 10 % n’est pas nécessairement deux fois plus efficace que 5 %
L’idée paraît intuitive :
si 5 % fonctionne, 10 % devrait fonctionner deux fois mieux.
La biologie fonctionne rarement comme une règle de trois.
Une relation entre concentration et effet peut prendre plusieurs formes.
L’effet peut d’abord augmenter avec la dose.
Puis atteindre un plateau, au-delà duquel augmenter encore la concentration apporte peu de bénéfice supplémentaire.
Dans d’autres situations, la concentration peut continuer à augmenter tandis que la tolérance se dégrade.
Ou aucune relation claire n’a encore été démontrée.
Autrement dit :
2 × la concentration ≠ 2 × l’efficacité.
Et surtout, lorsqu’une étude montre un effet à 5 %, elle ne permet pas automatiquement de calculer :
- l’effet à 2 % ;
- l’effet à 10 % ;
- ou la concentration minimale nécessaire.
La prudence est encore plus importante lorsque cette concentration provient d’un modèle expérimental très différent d’une utilisation cosmétique réelle.
[ DANS L’ÉTUDE ]
0,3 % ou 1 % : plus de rétinol a-t-il produit plus d’effet ?
Les formulations ont été appliquées sur l’avant-bras sous occlusion pendant 12 jours, puis des biopsies ont permis d’étudier différents marqueurs épidermiques et dermiques.
Un second protocole a comparé la tolérance de deux formulations utilisées sur le visage pendant six semaines, avec une augmentation progressive de la fréquence d’application.
Dans le volet biologique, 0,3 % et 1 % ont produit des réponses comparables sur plusieurs marqueurs de remodelage.
Tripler approximativement la concentration n’a donc pas triplé les réponses mesurées.
Dans le second volet, la formule à 0,3 % a été mieux tolérée que celle à 1 %.
Les réactions indésirables rapportées étaient moins fréquentes et moins sévères avec la concentration la plus basse.
La biologie ne suit pas une règle de trois entre concentration et efficacité.
Cette étude ne démontre pas que 0,3 % est toujours équivalent ou supérieur à 1 %.
- le volet biologique ne comprend que cinq volontaires ;
- l’exposition était réalisée sous occlusion pendant 12 jours ;
- la comparaison concerne plusieurs marqueurs biologiques précis, pas tous les bénéfices anti-âge possibles ;
- le volet tolérance est un second protocole distinct ;
- tous les produits à 0,3 % ou 1 % ne sont pas équivalents.
La concentration peut augmenter plus vite que le bénéfice mesuré.
Lorsque le bénéfice supplémentaire devient faible ou incertain tandis que la tolérance se dégrade, le chiffre le plus élevé n’est plus automatiquement le plus intéressant.
Les concentrations historiques étudiées ici ne constituent pas des recommandations actuelles de formulation.
Dans l’Union européenne, les règles actuelles limitent les rétinoïdes concernés à 0,05 % d’équivalent rétinol pour les lotions corps et à 0,3 % pour les autres produits cosmétiques rincés ou non rincés.
L’étude a été financée dans le cadre d’un programme de No7 Beauty Company / Walgreens Boots Alliance. Plusieurs auteurs étaient affiliés à No7 Beauty Company. Les auteurs ont déclaré ne pas avoir de conflit d’intérêts.
Une concentration étudiée n’est pas forcément un seuil universel
Une publication montre qu’une formule à 5 % améliore un paramètre.
Peut-on écrire :
« cet actif fonctionne à partir de 5 % » ?
Pas nécessairement.
L’étude montre d’abord que :
5 % ont produit cet effet dans ce protocole précis.
Elle ne montre pas automatiquement que :
4 % ne fonctionnent pas.
Pour établir un véritable seuil, il faudrait avoir comparé suffisamment de concentrations dans des conditions adaptées.
La niacinamide illustre bien le problème.
Il existe de bonnes données humaines avec des formulations à 5 % pour certains bénéfices cutanés.
Cela rend 5 % intéressant parce que cette concentration possède des données humaines.
Mais cela ne transforme pas 5 % en frontière biologique universelle.
Et le corpus audité ne permet pas d’affirmer simplement que :
10 % > 5 %
ou :
20 % > 10 %
pour les bénéfices cosmétiques habituels de la niacinamide.
Le pourcentage ne dit pas combien votre peau reçoit réellement
Supposons maintenant que votre sérum contienne réellement :
5 % de la molécule X.
Si vous appliquez 0,5 g de produit, vous déposez théoriquement :
25 mg de X
sur la peau.
Mais trois choses différentes viennent déjà d’être confondues :
25 mg présents dans le produit appliqué
25 mg absorbés
25 mg atteignant la cible biologique
Ces valeurs ne sont pas les mêmes.
Une partie du produit reste à la surface.
Une partie peut être éliminée.
Une molécule peut pénétrer certains compartiments et pas d’autres.
Elle peut aussi être transformée ou métabolisée.
Le pourcentage renseigne donc sur la concentration dans la formule.
Pas directement sur la concentration disponible à la cible.
La surface change également l’exposition
Une même quantité de produit appliquée :
sur une petite zone
et :
sur les deux jambes
ne correspond pas à la même quantité par centimètre carré.
C’est pourquoi les études peuvent utiliser des notions comme :
mg/cm².
Cela permet de distinguer :
concentration du produit
et :
dose surfacique réellement appliquée.
La distinction est particulièrement importante lorsque l’on compare des protocoles scientifiques.
2 % deux fois par jour n’équivaut pas automatiquement à 4 % une fois par jour
Autre règle de trois tentante :
2 % × 2 applications = 4 %.
Non.
La peau n’est pas un verre que l’on remplit.
Entre deux applications, il peut se produire :
- pénétration ;
- évaporation ;
- élimination ;
- métabolisme ;
- rétention ;
- saturation ;
- restauration de la barrière.
Une concentration plus faible utilisée plus souvent n’est donc pas automatiquement équivalente à une concentration plus élevée utilisée moins souvent.
La fréquence est une dimension de l’exposition.
Pas un multiplicateur universel de puissance.
Un nettoyant à 2 % et un sérum à 2 % ne racontent pas la même chose
Le temps de contact compte également.
Dans un nettoyant rincé après une courte utilisation, un actif peut rester relativement peu de temps au contact de la peau.
Dans un sérum sans rinçage, la formule reste beaucoup plus longtemps.
Cela ne signifie pas :
leave-on = forcément meilleur.
Certains ingrédients sont précisément utiles dans des produits rincés.
Mais le même :
2 %
ne décrit pas la même situation d’exposition lorsque l’usage du produit est différent.
Formulation, pH et stabilité : pourquoi deux 5 % peuvent être différents
Prenons maintenant deux produits qui contiennent réellement :
5 % de la même molécule.
Peuvent-ils encore se comporter différemment ?
Oui.
L’actif peut être :
- totalement dissous dans l’un ;
- partiellement cristallisé dans l’autre ;
- présent dans une phase différente ;
- encapsulé ;
- associé à différents solvants ;
- plus ou moins stable ;
- plus ou moins disponible pour quitter le véhicule.
Pour certaines molécules, le pH change également leur comportement.
L’acide glycolique fournit un exemple particulièrement clair : une étude utilisant 4 % dans les deux cas a mesuré une pénétration cutanée nettement différente entre une préparation à pH 2,0 et une autre à pH 3,8.
Cela ne signifie évidemment pas :
« choisissez toujours le pH le plus bas ».
Une plus forte disponibilité peut également modifier la tolérance.
Le message utile est simplement :
même concentration totale ≠ même comportement dans la peau.
La stabilité peut également changer le chiffre qui compte réellement
Le pourcentage affiché décrit la quantité revendiquée ou formulée.
Mais certains actifs peuvent être sensibles :
- à l’oxygène ;
- à la lumière ;
- à la chaleur ;
- au pH ;
- à l’eau ;
- ou à certaines interactions dans la formule.
Il faut donc distinguer :
concentration nominale
et :
quantité encore présente sous la forme attendue au cours de la vie du produit.
Cela ne permet pas de supposer qu’un actif donné « se dégrade forcément dans le flacon ».
Pour le savoir, il faut des données de stabilité sur la formule concernée.
Plus concentré peut aussi vouloir dire moins bien toléré
Le dosage ne doit pas être interprété seulement du côté de l’efficacité.
La tolérance peut elle aussi évoluer.
Selon l’ingrédient et la formule, augmenter une concentration peut augmenter :
- picotements ;
- sécheresse ;
- rougeurs ;
- desquamation ;
- irritation.
Cela ne signifie pas qu’une concentration basse est automatiquement douce.
Mais cela explique pourquoi le « meilleur » dosage n’est pas toujours :
le maximum techniquement possible.
Pour une formule destinée à être utilisée régulièrement, le compromis réel peut être :
bénéfice documenté × tolérance acceptable × usage réaliste.
Maximum autorisé ne veut pas dire dosage optimal
Les limites réglementaires créent un autre piège.
Si une substance est autorisée jusqu’à X %, certains peuvent interpréter :
X % = concentration idéale.
Ce n’est pas ce que dit une limite réglementaire.
Elle répond à une question de sécurité et de conditions d’utilisation.
Pas nécessairement à :
« quelle concentration produit le meilleur bénéfice cosmétique ? »
Le rétinol l’illustre bien : la réglementation européenne limite désormais le rétinol, le rétinyl acétate et le rétinyl palmitate à 0,05 % d’équivalent rétinol dans les lotions corps et 0,3 % ER dans les autres produits rincés ou non rincés. Ce sont des limites réglementaires, pas des recommandations d’efficacité optimale.
Peut-on comparer deux produits grâce au pourcentage ?
Oui — mais seulement partiellement.
Si deux produits contiennent :
- exactement la même molécule ;
- sous la même forme ;
- et que le pourcentage désigne réellement cette molécule ;
le chiffre vous apporte une vraie information comparative.
Un produit à 10 % en contient nominalement davantage qu’un produit à 5 %.
Ce serait donc une erreur inverse de dire :
« les pourcentages ne servent à rien ».
Ils servent.
Mais ils ne répondent qu’à une dimension de la comparaison.
Il reste notamment :
- formulation ;
- pH ;
- stabilité ;
- type de produit ;
- fréquence ;
- preuves aux concentrations concernées ;
- tolérance.
La concentration est donc un critère de comparaison, pas un verdict.
C’est précisément pourquoi comprendre un actif nécessite aussi de comprendre la formulation qui l’entoure.
Peut-on comparer les pourcentages de deux actifs différents ?
Beaucoup moins.
Comparer :
5 % de niacinamide
avec :
0,3 % de rétinol
pour conclure que la niacinamide est « plus puissante » parce que 5 est supérieur à 0,3 n’a aucun sens.
Ce sont des molécules différentes.
Elles ont :
- des mécanismes différents ;
- des cibles différentes ;
- des masses moléculaires différentes ;
- des plages d’utilisation différentes ;
- des données différentes.
Un pourcentage est comparable lorsque l’objet mesuré est lui-même comparable.
Ce n’est pas une unité commune de puissance cosmétique.
Et « 20 % d’actifs » ?
Ce type de chiffre peut correspondre à une somme réelle.
Par exemple :
5 % de A
- 10 % de B
- 5 % de C
= 20 %.
Mathématiquement, la somme fonctionne.
Biologiquement, cela ne crée pas une unité appelée :
« 20 % de puissance ».
Chaque ingrédient a sa propre plage de concentration et sa propre fonction.
Un produit annoncé à :
20 % d’actifs
n’est donc pas automatiquement deux fois plus « actif » qu’un produit annoncé à :
10 % d’actifs.
Le chiffre ne peut être interprété correctement qu’en sachant ce qui a été additionné.
Les 5 questions derrière un pourcentage
Avant de comparer deux chiffres, posez-vous cinq questions.
01 — DE QUOI ?
Qu’est-ce qui est réellement quantifié ?
Molécule pure ?
Matière première ?
Solution ?
Extrait ?
Complexe ?
02 — SOUS QUELLE FORME ?
Est-ce réellement la même substance ?
Molécule mère ?
Dérivé ?
Ester ?
Sel ?
Extrait standardisé ?
03 — DANS QUELLE FORMULE ?
Comment est-elle formulée ?
pH ?
Solubilité ?
Véhicule ?
Stabilité ?
04 — QUELLE EXPOSITION ?
Comment le produit est-il réellement utilisé ?
Quantité ?
Surface ?
Fréquence ?
Temps de contact ?
Rincé ou non rincé ?
05 — QUELLE PREUVE À CE DOSAGE ?
Quelles concentrations ont réellement été testées ?
Une dose-réponse existe-t-elle ?
Une concentration supérieure apporte-t-elle réellement davantage ?
Avec quelle tolérance ?
Ces cinq questions ne servent pas à rendre un pourcentage compliqué.
Elles servent à comprendre ce que le chiffre mesure réellement.
Un même « 5 % » peut vouloir dire des choses très différentes
| Ce qui est annoncé | Ce que le chiffre décrit | Ce qu’il ne prouve pas |
|---|---|---|
| 5 % molécule pure | 5 % nominal de cette substance | son efficacité ou son absorption |
| 5 % solution contenant 20 % de X | 5 % de la solution, soit théoriquement 1 % de X | ce que 1 % de X produira réellement |
| 5 % extrait non standardisé | quantité d’extrait | teneur précise en molécules d’intérêt |
| 5 % extrait standardisé à 10 % X | théoriquement 0,5 % de X | disponibilité ou efficacité |
| 5 % complexe | 5 % du mélange | 5 % de chaque composant |
| 5 % dérivé | 5 % de cette forme chimique | 5 % de la molécule dont il dérive |
| 5 % leave-on | concentration du produit laissé sur la peau | dose absorbée |
| 5 % rinse-off | concentration avant rinçage | exposition équivalente au leave-on |
Quand le pourcentage ne suffit plus, il faut regarder la preuve
La concentration est une information importante.
Elle permet notamment de vérifier si un produit se rapproche des dosages qui ont réellement été étudiés.
Pour un ingrédient précis, cette concentration doit ensuite être replacée dans l’ensemble des données disponibles sur cet actif.
Mais si la question devient :
« ce produit est-il réellement efficace ? »
il faut maintenant regarder autre chose :
- la qualité des études ;
- le modèle expérimental ;
- le comparateur ;
- les résultats ;
- l’amplitude de l’effet ;
- le produit réellement testé ;
- la réplication.
De même, si le pourcentage n’est pas affiché, apprendre à lire une liste INCI permet de situer les ingrédients, mais généralement pas de reconstruire précisément leur dosage.
Chaque outil répond donc à une question différente :
INCI → qu’est-ce qui est déclaré ?
POURCENTAGE → combien de ce qui est quantifié ?
ÉTUDES → quel effet a réellement été observé ?
BERYT documente séparément la manière dont ces informations sont ensuite intégrées dans l’évaluation globale d’un ingrédient.
Un pourcentage est une information, pas une note de puissance
Il n’y a aucune raison de se méfier des pourcentages affichés sur les cosmétiques.
Au contraire : lorsqu’ils sont correctement définis, ils donnent davantage d’information au consommateur.
Le problème commence lorsqu’on transforme :
5 %
en :
« puissance 5 »
et :
10 %
en :
« puissance 10 ».
Un chiffre peut nous dire combien il y en a.
Il ne nous dit pas automatiquement :
combien cela fonctionne.
La meilleure question devant un dosage n’est donc pas :
« est-ce beaucoup ? »
mais :
« beaucoup de quoi — et que montrent réellement les données à cette concentration ? »