Pourquoi les poils repoussent-ils ?
Le poil que l’on voit à la surface n’est qu’une partie d’un système plus complexe : le follicule pileux.
Chaque follicule évolue selon plusieurs phases successives. Certains produisent activement un poil pendant que d’autres sont au repos ou en transition. C’est notamment pour cette raison que tous les poils d’une même zone ne réapparaissent pas exactement au même moment après une épilation.
La repousse varie aussi selon la zone du corps et d’une personne à l’autre.
Comprendre ce cycle est essentiel pour distinguer deux choses : ce qui relève du fonctionnement naturel du poil et ce qu’une méthode ou un soin peut réellement modifier.
« Ralentir la repousse » peut vouloir dire plusieurs choses
Deux personnes peuvent avoir l’impression que leurs poils « repoussent moins vite » tout en observant des phénomènes différents.
Il peut s’agir :
- d’un poil qui met davantage de temps à redevenir visible ;
- d’une vitesse de croissance différente ;
- de poils progressivement moins épais ou moins visibles ;
- d’une diminution du nombre de poils visibles sur une zone.
Ces phénomènes ne reposent pas nécessairement sur les mêmes mécanismes et ne demandent donc pas le même niveau de preuve.
C’est une distinction importante chez BERYT : une repousse moins visible n’est pas automatiquement la preuve que la croissance du follicule a été ralentie.
La méthode d’épilation change ce que l’on observe
Raser un poil, le dissoudre à la surface, l’arracher ou cibler le follicule avec une technologie lumineuse ne produit pas le même résultat.
Le rasage et les crèmes dépilatoires agissent principalement sur la partie visible du poil. Lorsque le poil est arraché, comme avec la cire ou un épilateur, il lui faut davantage de temps avant de redevenir perceptible à la surface.
Le laser et l’IPL reposent sur une autre logique. Ils cherchent à cibler les structures responsables de la production du poil afin d’obtenir une réduction plus durable de la pilosité.
Cela ne signifie pas qu’une méthode est systématiquement meilleure qu’une autre. Cela signifie surtout que le délai avant de revoir des poils ne raconte pas, à lui seul, ce qui s’est passé dans le follicule.
Et les soins dits « anti-repousse » ?
C’est ici que les niveaux de preuve deviennent particulièrement importants.
Certains actifs ont fait l’objet de recherches sur la croissance pilaire. Pour d’autres, les données sont indirectes, précliniques ou encore très limitées. Enfin, certaines substances régulièrement présentées comme « anti-repousse » reposent surtout sur des usages traditionnels ou des affirmations marketing.
Chez BERYT, nous ne mettons pas toutes ces informations au même niveau.
Pour chaque actif étudié, nous cherchons notamment à comprendre :
- ce que les études ont réellement observé ;
- sur qui ou sur quoi elles ont été réalisées ;
- le type de preuve disponible ;
- les mécanismes documentés ;
- la pertinence de ces données pour le bénéfice évalué ;
- les limites et les incertitudes ;
- la tolérance et la sécurité d’utilisation.
Un mécanisme biologique intéressant n’est pas automatiquement une preuve d’efficacité chez l’humain.
À l’inverse, l’absence de preuve solide ne signifie pas nécessairement qu’un effet est impossible. Elle signifie simplement que notre niveau de confiance doit rester proportionné à ce que les données permettent réellement de conclure.
Comprendre avant de comparer
Il n’existe donc pas une seule « repousse ».
La vitesse de croissance, le temps nécessaire avant que le poil redevienne visible, son épaisseur, sa densité et la manière dont il est éliminé sont des phénomènes différents.
C’est pour cette raison que BERYT sépare les questions.
Comprendre comment fonctionne le poil, évaluer ce que peut réellement modifier une méthode, et analyser les données disponibles sur un actif ne demandent pas le même type de réponse.
Ce Hub est le point de départ pour explorer ces différentes dimensions de la repousse, sans confondre ce qui est observé, ce qui est plausible et ce qui a réellement été démontré.